Le président russe, Vladimir Poutine, a évoqué l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine sous l'égide des Nations unies, afin d'y organiser une élection présidentielle "démocratique", puis de négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités.
"On pourrait, bien sûr, discuter avec les États-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l'égide de l'ONU, de la possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire", a déclaré Vladimir Poutine jeudi en fin de soirée lors d'un déplacement à Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, selon Le Monde.
"Pour quoi faire ? Pour organiser une élection présidentielle démocratique qui se solderait par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple, puis commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix et signer des documents légitimes (...) Dans le cadre des activités de maintien de la paix de l'ONU, on a déjà recouru plusieurs fois à ce qu'on appelle une administration transitoire", a expliqué le chef de l'État russe, citant en exemple le cas du Timor oriental en 1999.
Au cours d'une conversation avec des marins du sous-marin nucléaire Arkhangelsk, Vladimir Poutine a soutenu que "Sur toute la ligne de front, nos forces ont l'initiative stratégique (...) Il y a des raisons de croire que nous allons les achever".
"Le peuple ukrainien lui-même devrait comprendre ce qui se passe", a-t-il estimé.
Et d'ajouter: "Nous nous dirigeons progressivement, pas aussi rapidement que certains le souhaiteraient, mais néanmoins avec constance et fermeté vers la réalisation de tous les objectifs fixés au début de cette opération."
Le 24 février 2022, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine qui a provoqué de multiples réactions à l'échelle internationale, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques inédites et des plus sévères à l'endroit de Moscou.
La Russie pose comme préalable, pour mettre un terme à son opération, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'OTAN, et l'adoption d'un statut de "neutralité totale", ce que Kiev considère comme étant une "ingérence dans sa souveraineté".
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