Instagram et WhatsApp n'auraient pas si bien réussi sans Facebook, plaide Zuckerberg au procès Meta

15:0617/04/2025, jeudi
AFP
Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne lors d'une audience conjointe du Comité sénatorial du commerce, des sciences et des transports et du Comité sénatorial judiciaire sur Facebook au Capitole à Washington, DC, le 10 avril 2018.
Crédit Photo : JIM WATSON / AFP (Archive)
Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne lors d'une audience conjointe du Comité sénatorial du commerce, des sciences et des transports et du Comité sénatorial judiciaire sur Facebook au Capitole à Washington, DC, le 10 avril 2018.

Instagram aurait eu "beaucoup de mal" à croître sans Facebook, et WhatsApp "manquait d’ambition", a affirmé Mark Zuckerberg mercredi au tribunal fédéral de Washington, dans le cadre du procès antitrust de Meta, entré dans son troisième jour d’audience.

Meta est poursuivi par la Federal Trade Commission (FTC) pour avoir acquis Instagram en 2012 et WhatsApp en 2014, avec pour objectif présumé d’étouffer la concurrence. Le régulateur américain demande que l’entreprise soit contrainte de se séparer de ces deux applications.


"Il est très difficile d’atteindre une telle échelle",
a soutenu le PDG de Meta.
"Il faut innover, résoudre des problèmes techniques, organisationnels et juridiques. Instagram n’aurait probablement pas pu y parvenir seul"
.

Créer ou acheter : la stratégie Meta au cœur des débats


Zuckerberg a reconnu que Meta avait envisagé un développement interne de fonctionnalités similaires à celles d’Instagram.
"Nous étions intéressés par son expertise photo, mais ne considérions pas l’application comme un concurrent direct"
, a-t-il déclaré.

Quant à WhatsApp, bien que
"techniquement impressionnante"
, elle aurait, selon lui, souffert d’un
"manque d’ambition"
de la part de ses fondateurs.

Pour la FTC, ces acquisitions visent à
"éliminer des menaces immédiates"
. Selon elle, Meta détient un monopole sur les réseaux sociaux personnels, ceux permettant de rester en contact avec ses proches.

Une concurrence féroce avec TikTok et YouTube


Meta réfute cette vision, évoquant une concurrence intense avec des plateformes comme TikTok ou YouTube, qui captent une grande part de l’audience et de la création de contenu.

"Nous avons vu notre croissance ralentir de manière dramatique face à TikTok"
, a reconnu Zuckerberg, tout en rappelant que son groupe a riposté avec les Reels, des vidéos courtes copiées sur le modèle du rival chinois.

"Mais TikTok reste plus grand que Facebook ou Instagram, et je n’aime pas voir nos concurrents mieux s’en sortir que nous"
, a-t-il concédé.

"Votre temps et votre attention"


Sheryl Sandberg, ex-numéro deux de Meta, a également été entendue.
"Chaque fois que vous prenez votre téléphone, vous avez le choix. Ce que nous nous disputons tous, c’est votre temps et votre attention",
a-t-elle déclaré.

Une FTC déterminée malgré les pressions politiques


Le procès s’est ouvert cinq ans après la plainte initiale, déposée sous le premier mandat de Donald Trump. Zuckerberg aurait tenté de négocier un règlement à l’amiable en se rapprochant de l’ancien président. Mais la FTC reste déterminée à poursuivre l’affaire.

Le cas de Meta s’inscrit dans une série d’actions antitrust menées contre les géants du numérique : Google a déjà été reconnu coupable d’abus de position dominante sur la recherche, tandis qu’Apple et Amazon sont également visés.


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