RDC : L'armée congolaise appelle ses troupes à observer le cessez-le-feu dans l'est du pays

07:4524/03/2025, lundi
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Des habitants marchent sur une route de Rubaya le 5 mars 2025. Ravagé par un conflit depuis 30 ans, l'est de la RDC détiendrait entre 60 et 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai essentiel pour la fabrication d'équipements électroniques.
Crédit Photo : Camille Laffont / AFP /
Des habitants marchent sur une route de Rubaya le 5 mars 2025. Ravagé par un conflit depuis 30 ans, l'est de la RDC détiendrait entre 60 et 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai essentiel pour la fabrication d'équipements électroniques.

L'armée congolaise a annoncé, dimanche, qu'elle avait demandé à ses troupes d'observer un cessez-le-feu afin d'arrêter les hostilités dans le conflit en cours dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

L'annonce est intervenue un jour après que l'Alliance Fleuve Congo, une alliance rebelle qui comprend les rebelles du M23, a annoncé son retrait de la ville minière de Walikale et de ses environs, dans la province du Nord-Kivu, dont elle s'est emparée.


Dans un communiqué, l'armée a déclaré qu'elle prenait acte de la décision du groupe rebelle de respecter le cessez-le-feu demandé par le président congolais Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame lors des pourparlers menés sous la médiation de l'émir du Qatar le 18 mars à Doha.

L'armée congolaise "appelle également les forces d'autodéfense congolaises à faire de même, afin de favoriser la désescalade, de donner la priorité aux pourparlers de paix et à la poursuite des processus (de dialogue) de Luanda et de Nairobi, ainsi que des discussions récemment entamées à Doha", indique le communiqué.

Il ajoute toutefois que l'armée "se réserve le droit d'intervenir en cas de mouvement hostile susceptible de compromettre la pause dans les combats et de menacer la sécurité des populations et de leurs biens, ainsi que l'intégrité territoriale du Congo".

Le M23, au centre du conflit dans l'est de la RDC, a intensifié son offensive depuis décembre, s'emparant des capitales provinciales de Goma et Bukavu.

En moins de trois mois, le nombre de Congolais fuyant le conflit vers les pays voisins est passé à plus de 100 000, a déclaré l'ONU, vendredi.


Pour rappel, les autorités congolaises accusaient le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle M23, pour accéder aux richesses minières situées dans la région orientale du pays.


Ces accusations sont étayées par des rapports d'agences onusiennes, qui pointent un appui militaire rwandais au mouvement rebelle.

Le Rwanda réfute ces allégations, affirmant que le M23 est un mouvement congolais dirigé par des Congolais, bien que ses membres parlent le kinyarwanda, la langue rwandaise. Kigali rejette également les conclusions des rapports onusiens et rappelle avoir désarmé les rebelles du M23 qui s'étaient réfugiés sur son sol en 2012-2013, avant de remettre leur arsenal aux autorités congolaises.


Pour résoudre ce conflit, plusieurs initiatives régionales ont essayé de rapprocher les deux parties, en vain.


La dernière de ces initiatives a été annoncée par l'Angola et devait réunir pour la première fois les autorités congolaises avec des représentants de la rébellion, le 18 mars courant à Luanda. Cette réunion n'a pas eu lieu suite à un désistement de la partie rebelle.


Toutefois, le Qatar est parvenu à organiser, le jour même, une rencontre entre le président Félix Tshisekedi et son homologue Paul Kagame à Doha.

Les deux président ont réaffirmé, dans un communiqué conjoint, "l'engagement de toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel" dans l'est de la RDC.

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