
Le chef religieux et dirigeant politique du Cachemire, Mirwaiz Umar Farooq, a fustigé lundi les autorités locales pour avoir empêché tout débat au sein de l'Assemblée législative du Jammu-et-Cachemire sur l'amendement controversé de la loi sur les biens Waqf (fondations musulmanes), récemment adoptée par le parlement indien.
L'amendement adopté prévoit désormais l'intégration de membres non musulmans au sein des conseils chargés de la gestion de ces dotations, tout en renforçant le contrôle de l'État sur la validation de leurs titres de propriété.
Mirwaiz Umar Farooq a dénoncé l'attitude du président de l'Assemblée, l'accusant de se retrancher derrière des arguties procédurales pour éluder un débat crucial aux yeux des musulmans de cette région sous tension.
Il a rappelé que le parti Conférence nationale a reçu un mandat fort lors des dernières élections pour protéger les intérêts de la population.
Il a souligné que le parti Conférence nationale avait obtenu un mandat populaire clair lors des dernières législatives, précisément pour défendre les droits des habitants et s'opposer aux atteintes engagées depuis août 2019.
Abdul Rahim Rather, président de l'Assemblée et membre de la Conférence nationale, a rejeté la motion en déclarant que la question était en cours d'examen judiciaire.
La session a ensuite été levée pour la journée après des protestations des leaders de l'opposition concernant cette décision.
Le leader de l'opposition et député Waheed Para a souligné que le Jammu-et-Cachemire est le seul État à majorité musulmane en Inde dont l'Assemblée refuse de s'opposer à la loi sur le Waqf.
L'ancienne ministre en chef de la région, Mehbooba Mufti, a exprimé sa déception quant au rejet de la motion par le président de l'Assemblée.
Elle a ajouté que le gouvernement local élu pourrait s'inspirer de celui du Tamil Nadu, qui s'est fermement opposé à l'amendement. Elle a affirmé aussi:
Au Jammu-et-Cachemire, seule région à majorité musulmane, il est alarmant qu'un gouvernement censé être centré sur le peuple manque de courage même pour débattre de cette question cruciale.
La Cour suprême de l'Inde a accepté lundi d'examiner les requêtes contestant l'amendement.










