
La Birmanie, la Thaïlande et la Chine ont lancé, jeudi, une opération d’envergure visant à rapatrier des centaines de travailleurs chinois exploités dans des centres de cyberfraude situés en Birmanie, notamment près de la frontière avec la Thaïlande.
Les centres de cyberfraude: une industrie criminelle à grande échelle
Les centres d’arnaques en ligne se sont multipliés en Birmanie ces dernières années, opérant principalement avec une main-d’œuvre captive, souvent chinoise, contrainte de tromper leurs compatriotes via des jeux de casino en ligne ou des escroqueries liées aux cryptomonnaies.
Certaines victimes ont témoigné de violences physiques, de torture, de détention arbitraire et d’abus sexuels. Début février, une milice birmane a déjà remis 260 victimes aux autorités thaïlandaises, originaires d’une dizaine de pays dont les Philippines, l’Éthiopie et le Brésil.
Pékin accentue la pression sur la junte birmane
Face à l’ampleur du phénomène, la Chine a intensifié sa pression sur la junte birmane, l’un de ses principaux partenaires militaires, pour mettre fin à ces activités.
La Thaïlande a également réagi en coupant début février l’approvisionnement en électricité dans certaines régions birmanes frontalières, dont Shwe Kokko, une ville connue pour abriter ces centres d’arnaque. L’objectif est de freiner l’essor des activités illégales et de rassurer les touristes chinois, essentiels à son secteur touristique.
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