Aucun survivant après la catastrophe aérienne à Washington, Trump blâme la diversité

La rédaction avec
07:1631/01/2025, vendredi
AA
AFP
Un avion décolle de l'aéroport national Reagan après l'accident d'un avion d'American Airlines sur la rivière Potomac alors qu'il approchait de l'aéroport, à Arlington, en Virginie, le 30 janvier 2025.
Crédit Photo : AL DRAGO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Un avion décolle de l'aéroport national Reagan après l'accident d'un avion d'American Airlines sur la rivière Potomac alors qu'il approchait de l'aéroport, à Arlington, en Virginie, le 30 janvier 2025.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé jeudi que personne n'avait survécu après la collision entre un avion commercial transportant 64 personnes et un hélicoptère militaire à l'extérieur de la capitale du pays, Washington. Les deux boîtes noires de l'avion ont été retrouvées par les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les causes d'une catastrophe liée selon Trump aux programmes promouvant la diversité au sein de la fonction publique américaine.

Trump a déclaré que les responsables ne savaient pas encore ce qui avait conduit au crash du vol 5342 d'American Airlines et d'un hélicoptère Black Hawk de l'armée près de l'aéroport national Reagan, mais a déclaré: "Nous pensons avoir quelques bonnes pistes".

"Nous découvrirons comment cette catastrophe s'est produite et nous veillerons à ce que rien de tel ne se reproduise. La FAA, le NTSB et l'armée américaine mèneront une enquête systématique et approfondie", a-t-il déclaré.

"La nuit était très claire, il faisait froid, mais la visibilité était parfaite. L'avion d'American Airlines avait tous ses feux allumés, y compris ses lumières d'atterrissage", a-t-il expliqué avant d'ajouter.

L'hélicoptère avait la capacité de s'arrêter. J'ai des hélicoptères. On peut arrêter un hélicoptère très rapidement. Il pouvait monter, descendre ou tourner.

"Et la manœuvre qu'il a effectuée n'était manifestement pas la bonne. Il a, en quelque sorte, fait le contraire de ce qui lui avait été ordonné".

Les boîtes noires retrouvées, mise en cause de la diversité

Les deux boîtes noires de l'avion qui s'est écrasé à Washington, tuant 67 personnes, ont été retrouvées jeudi soir par les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les causes d'une catastrophe liée selon Donald Trump aux programmes promouvant la diversité au sein de la fonction publique américaine.


L'enregistreur vocal du cockpit et l'enregistreur des données de vol de l'appareil, un petit avion de ligne rentré mercredi soir en collision avec un hélicoptère de l'armée, ont été récupérés par les enquêteurs depuis les eaux glaciales du fleuve Potomac.

Ces deux boîtes noires sont désormais analysées par l'Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de déterminer les origines de cet accident aérien sans survivant, le plus grave aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans.


Les responsables du NTSB ont insisté jeudi sur le fait qu'ils ne disposaient de "pas d'assez d'éléments" à ce stade pour établir ou exclure des causes, indiquant qu'ils comptent publier un rapport préliminaire "dans les 30 jours".

Mais Donald Trump, après avoir observé une minute de silence et regretté une "nuit sombre et atroce", a porté jeudi ce drame sur le terrain politique.

"Abjecte"


"J'ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier", a-t-il attaqué depuis le podium de la Maison Blanche, accusant ses prédécesseurs d'avoir affaibli les exigences en matière de sécurité aérienne.

Il a aussi ciblé les programmes qui promeuvent la diversité au sein de l'administration américaine, et plus spécifiquement du régulateur américain de l'aviation, la FAA.

"Ils ont même donné une directive: 'Trop blanc'. Or nous voulons des gens compétents", a lancé le président républicain, qui a aussi promis une enquête approfondie pour établir les causes de l'accident.

Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, le démocrate Pete Buttigieg a qualifié cette mise en cause d'"abjecte". Et de l'exhorter:

Alors que les familles sont en deuil, M. Trump devrait diriger, et non mentir.

Pressé de questions pour savoir s'il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu "ne pas savoir" encore mais ajouté que "ça a pu être" le cas.

Pour appuyer encore son propos, il a signé un nouveau décret dans l'après-midi pour renforcer encore la chasse à ces programmes qu'il qualifie de "discrimination honteuse".

"Mauvaises décisions"


Avec un bilan de 67 morts, il s'agit de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu'un avion de ligne s'était écrasé peu après son décollage à New York en novembre 2001.

Après quelques heures mercredi soir à chercher, sans succès, des survivants, les secouristes sont désormais occupés à retrouver les cadavres dans la zone du crash dans le fleuve Potomac, près de l'aéroport Ronald-Reagan. Vingt-huit corps avaient été extraits jeudi matin, selon les pompiers, 40 en fin de journée selon les médias américains.


Parmi les victimes, plusieurs membres de la communauté de patinage artistique étaient présents, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994. L'avion venait de Wichita, au Kansas, dans le centre du pays, où se déroulaient des championnats nationaux.

Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, a indiqué Pékin sans préciser leur identité. La Chine a présenté ses condoléances et appelé Washington à déterminer "rapidement les causes de l'accident", selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par le média d'Etat CCTV.

Pour le président Donald Trump, cette collision aurait "dû être évitée". L'hélicoptère "suivait une trajectoire incroyablement mauvaise", a-t-il déclaré, ajoutant: "il y a eu une convergence de mauvaises décisions qui ont été prises".

L'équipage de l'hélicoptère était "relativement expérimenté", a fait savoir son ministre de la Défense Pete Hegseth.

Washington est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude.


Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d'entendre les contrôleurs demander plusieurs fois au pilote de l'hélicoptère s'il avait vu sur l'avion d'American Airlines, puis lui ordonner de "passer derrière" ce dernier.

"J'ai juste vu une boule de feu, et puis il a disparu", s'exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l'hélicoptère a été coupée.

À lire également:





#États-Unis
#Washington
#Crash aérien
#Donald Trump
#American Airlines
Commentaires

Bonjour, les commentaires que vous partagez sur notre site sont une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez respecter les autres utilisateurs et les différentes opinions. N'utilisez pas de langage grossier, offensant, humiliant ou discriminatoire.

Pas encore commenté

Soyez le premier à commenter

Cliquez ici pour recevoir les nouvelles les plus importantes de la journée par e-mail. Abonnez-vous ici.

En devenant membre, vous consentez à recevoir des communications électroniques de la part des sites d'Albayrak Media Group et acceptez les conditions d'utilisation et la politique de confidentialité.